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Et mon désir glissait sur la route du temps. Aride au bord du mystère des gouffres....

Et mon désir glissait sur la route du temps. Aride au bord du mystère des gouffres....
A sa façon de me regarder,
J'ai parfois l'impression qu'il me désir,
C'est comme un jeu que l'on a instauré,
Que l'on veut faire durer le plus longtemp possible,
Ca en devient excitant...

Je rêve qu'il me renverse par terre,
J'ai tant envie de l'embrasser,
De me coller contre lui,
Je pense à tous ces endroits où je voudrais qu'il me touche,

Je veux le goûter, sentir son odeur, caresser sa peau,
M'apercevoir que l'envie monte en lui...
Mais il est inaccessible,
Sujet de mes fantasmes,

Si proche de moi, pourtant si loin,
Me torturant et m'excitant...




"Il se mit à pleuvoir. Comme il pleut souvent à Paris au mois d'août, et au lieu d'accélérer le pas, au lieu de courir, courbés et agacés comme les rares passants autour d'eux, ils ralentirent leur marche et se sourirent pour la premiére fois, dans la fierté juvénile de cet accord muet."
**-** Veronique Olmi **-**

# Posté le lundi 25 août 2008 11:47

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