Te voir disparaître de ma vie est une épreuve
Je sais maintenant comme une évidente preuve
Que ton amour artificiel n'était qu'une chimère,
Et il coule sur mes joues de façon bien amère.
Dans cette douleur, je poursuis ma route
De chemin, de ville et de ponts en voûte.
Mes larmes iront grossir le lit de la rivière
Dans ce flot inhumain de peine et de prière.
Pourtant mon c½ur aujourd'hui ne saigne pas moins qu'hier
Quand j'étais dans l'attente de ce sentiment de pierre.
Je redresse la tête, je bombe le torse et m'avance fier,
Avec le pouvoir d'aimer, mon âme s'accroche comme lierre.
Sans doute, je mettrai beaucoup de temps pour t'oublier...
Je refuse de me réconcilier encore avec le malheur
Car je sais pour l'avoir vécu que c'est un leurre.
Ma fanfaronnade paisible cache ma plus grande peur,
Le clan des âmes seules et finir comme l'une des leurs.
Ton départ, je n'y crois pas une seule seconde
Puisque je sais que tu fais partie de ce monde.
Tu as dit, tu as promis, prétendu être une âme-s½ur,
Et aujourd'hui tu t'en vas en me brisant le c½ur.
...Mais jamais, au grand jamais, je n'arrêterai de t'aimer.
Je frissonne, je regrette tes bras que je n'ai jamais connus,
Notre histoire m'apparaît comme un songe onirique nu.
A moins qu'il ne s'agisse d'un rêve éveillé en plein jour,
Cette prémonition pourrait bien me jouer un vilain tour.
Désormais, tu feras parti de mon existence,
Sans en partager en couple l'impertinence.
Didier Dalent